Marina Martelli: la promotion du design en Corse, par la formation, les rencontres entre les professionnels et avec le grand public

Marina Martelli: la promotion du design en Corse, par la formation, les rencontres entre les professionnels et avec le grand public
5 octobre 2018 Emilie

Marina oeuvre à la promotion du design en Corse, par la formation, les rencontres entre les professionnels et avec le grand public. Avec Territoires Design, cette jeune femme déploie toute son énergie créative et sa force de travail au service de son île de beauté natale, pour révéler toute l’ampleur  du design contemporain:

 

Comment décrirais-tu ton Activité:
Je travaille à promouvoir le design en Corse. Dans cet objectif global, je mets en place différentes activités qui verront le jour en septembre 2O19: la création d’une classe prépa aux formations du design, Sup Design, l’organisation de cycles de conférences ouverts au public, Les Conférences du Design, et une plateforme digitale de référencement et mise en relation entre les professionnels et les entreprises, Les Rendez-vous du Design. Ce sont les trois départements de « Territoires Design », le nouveau nom de l’association que j’ai créée, que je préside et qui sera présentée officiellement le 8 novembre prochain. 
En effet, cette nouvelle identité correspond bien à l’étendue de mon projet: on parle beaucoup de territoires en design pour les différents champs d’application, la mode, l’architecture, l’espace… et en plus, la promotion du design est au service du territoire. Voilà l’architecture en cohérence avec les différents publics, les scolaires, le grand public et les professionnels.
J’ai aussi mon activité en freelance, de styliste-modéliste, Martelli Fashion Design: je participe à la conception de collections de prêt-à-porter pour des clients.

Ton parcours pour en arriver:
Après un bac laboratoire, je voulais faire styliste depuis toujours. Pour en avoir les moyens, j’ai travaillé comme vendeuse en parfumerie, et réalisé une mise à niveau par correspondance pendant 2 ans, avant d’intégrer l’école de mode IBSM à Bordeaux. Donc je connais le besoin en Corse d’une préparation sur place, aux concours d’entrée dans ces écoles. C’est pour cela que j’ai voulu y remédier. Une fois mon diplôme obtenu en deux ans, j’ai voulu rentrer en Corse, car j’étais persuadée qu’il y avait un potentiel: je voulais contribuer au développement de la Corse, répondre aux besoins spécifiques du territoire, pour les professionnels et pour la formation.

Je suis donc auto-entrepreneure, depuis 2 ans, avec Martelli Fashion Designer, prestations pour les marques de mode. Cela fait aussi 2 ans aussi que je travaille, sans en parler au début, à ce projet d’école d’abord, et plus globalement aujourd’hui de «Territoires Design». J’ai intégré la pépinière d’entreprise de la M3E. Cela m’apporte énormément: des conditions de travail optimale, un échange et convivialité avec ceux qui sont autour, et très concrètement, un accompagnement à tous les niveaux, sur la comptabilité, la gestion, des formations collectives … Dans ce contexte, on est plus motivé que seul. On a un lieu pour recevoir les partenaires…

Quelles sont tes satisfactions et succès dans cette activité?
C’est un rêve éveillé de pouvoir mener un projet, même si c’est usant!  j’ai de nombreuses satisfactions, régulièrement, mais les principales que je soulignerais sont l’accueil très favorable de mon projet par les professionnels, quand j’ai sollicité des partenariats auprès des écoles de design, au salon Start des formations artistiques à Paris. Un engouement s’est créé autour du projet avec une couverture presse assez importante. Mon prix au concours de l’ADEC des femmes cheffes d’entreprises corses: c’est la reconnaissance du caractère bénéfique pour la Corse, et le soutien financier que j’attendais pour pouvoir continuer.

Quelles contraintes et difficultés rencontres-tu? C’est énormément de travail: cela fait deux ans que j’y travaille 1O heures par jour, sans arrêt. C’est une période qui correspond au montage du projet: il faut des années pour arriver au bout d’une idée.
Un autre obstacle à surmonter, que je rencontrais surtout au démarrage, et qui s’arrange maintenant est que j’avais peur de ne pas être prise au sérieux en tant que femme et pour mon âge. Dans les rencontres que je fais, mes interlocuteurs me voient comme très jeune, on a pu me me prendre pour une candidate aux écoles! Mais finalement, je sais convaincre et faire comprendre mon projet.
Je n’ai pas vraiment eu de difficulté, mais le plus difficile c’est le travail incessant tous les jours, sans lâcher. Et la solitude, dans mon projet.

Comment s’articule ton activité avec ta vie familiale professionnelle, personnelle?
Ce n’est pas impossible de mener de front tous ces aspects mais sincèrement, aujourd’hui, ma priorité est mon projet professionnel. Ma vie personnelle est de côté. Mon rythme actuel ne reflète pas la vie que je voudrais avoir dans le futur. C’est vraiment une période spéciale, avec une vie de famille assez réduite. Pour l’instant je n’ai pas trouvé la solution pour concilier les deux…
Mais je me lève tous les jours avec le sourire, je pense sans arrêt à mon travail…c’est aussi très épanouissant et j’ai même l’impression que ça me fait grandir, en tant que femme.

Quelle est la particularité de créer en Corse ?
Attachement au territoire, puisque je suis native d’ici. Depuis le début j’ai la volonté de participer à mon échelle au développement économique de l’île, par ma profession.
Depuis quelques années, la Corse devient une région dynamique, un cadre propice pour intégrer une classe prépa qui soit centrée sur le métiers du design. Il y a encore beaucoup de projets à faire. Ce sera la seule structure du genre et les choses vont très vite. Pour les partenaires extérieurs, la Corse représente une vrai valeur ajoutée. Cela renforce le caractère unique de mon projet.

Un message ou une question pour les autres femmes actives et créatives dans le monde?
Il faut avoir un parti pris, et défendre ses idées: défendre ce que l’on fait. J’ai eu beaucoup de conseils, que j’ai entendus, mais au final, je n’ai pas dérogé à mon idée première. Même si les avis et conseils nous posent des questions, personne ne peut discréditer notre projet, personne n’a la vérité absolue. Si on est convaincu de son idée, il faut garder le cap!

En savoir plus: 

Lien Territoires Design: www.territoiresdesign.com (à partir du 08 novembre)

Page facebook: https://www.facebook.com/SupDesign.ajaccio/

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