« Pour les filles, c’est « Love » et « Magic ». Pour les garçons, c’est « Battle » et « Power » »

« Pour les filles, c’est « Love » et « Magic ». Pour les garçons, c’est « Battle » et « Power » »
31 mars 2017 Emilie

logo adequation« MAIS QU’EST-CE QU’ELLES VEULENT ENCORE? »

Retranscription d’une conférence d’Adéquations du 8 mars 2017 :

Parce que Adéquation est une association que je suis depuis 1O ans, que je suis toujours en accord avec ses projets et ses combats, et parce qu’elle intervient cette année à la Réunion,  l’invitation de la Délégation Régionale aux droits des femmes et à l’égalité de la Réunion le 8 mars, cela mérite bien un relai de cette conférence percutante: quelques extraits pour celles et ceux qui n’auraient pas le temps, le courage ou l’envie de lire l’intégralité, (même si l’intégralité, c’est beaucoup mieux!)

Dans la politique, le travail ou l’espace public, et dans les modèles que l’on donne aux enfants, ou dans la prévention des violences faites aux femmes, voici une invitation à réfléchir et agir chacune et chacun, NOUS SOMMES TOUTES et TOUS CONCERNES.

« …A la Réunion, qui n’est pas une exception française, on compte vingt-trois maires hommes pour les vingt-quatre communes de l’île. Trois Sénateurs pour une sénatrice. Et sur les sept députés, cinq sont des hommes.
« … milieu politique, … il faut aussi souligner que trop de femmes ne s’autorisent pas à s’engager sur ce terrain. Cela peut-être lié à leur manque de disponibilité du fait d’un faible partage des tâches domestiques et parentales au sein de leur foyer. Ou encore, et on voit là que le mécanisme discriminatoire est encore plus subtil, du fait même d’un manque d’estime de soi . Or l’estime de soi, peut aussi être le fruit d’une construction sociale. »

« …Une des raisons les plus évidentes est celle de la surreprésentation des hommes et des garçons parmi les modèles valorisants auxquels les enfants sont susceptibles de s’identifier. Cela va de la littérature de jeunesse, au cinéma, sans compter les supports scolaires. Plus subtils encore, les effets de l’offre de jouets et de loisirs différenciée.

« … rappeler que le thème retenu par l’ONU pour ce 8 Mars est le travail… les inégalités salariales tout travail confondu montent à 19% »

« …la coveillance: Ce très joli néologisme,je l’ai découvert grâce à une association qui lutte contre le harcèlement de rue et qui invite chacun et chacune à veiller, à co-veiller à ce que tout se passe bien pour les autres autour de soi, dans l’espace public. Etendu à tous les pans de la société, la coveillance signifie que toute violation de droits humains, toute humiliation, toute réduction de la personnalité subie par autrui me concerne et exige que je réagisse : que cela soit un propos sexiste ordinaire prononcé dans un diner amical, des pratiques discriminatoires observées dans le monde du travail ou encore la souffrance d’adolescentes et d’adolescents blessé »es par les injonctions de genre.
Finalement, la coveillance fait écho au principe de fraternité, dans une langue un peu plus sensible au genre, dans une langue où le masculin ne l’emporte plus sur le féminin.
Alors à la question « Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ? » que j’ai donnée de manière un peu provocante comme titre à ma conférence, je serais tentée de répondre par la devise de la République. »

Bénédicte Fiquet
Saint-Denis (Île de la Réunion), le 8 Mars 2017.
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