ANTOINETTE ROZAN, sculpteure

ANTOINETTE ROZAN, sculpteure
1 avril 2016 Emilie

 

Antoinette  caligraphie be here now 48plénitude

Nom: Antoinette ROZAN

Activité: Sculpteure

Adresse: Hong Kong

Site Web: http://www.antoinetterozan.com

QUELLE EST TON ACTIVITE:

J’ai trois activités:
Je sculpte: je travaille tous les matins, j’essaie de me donner ce rythme. Je suis professeur, je donne des cours pour les adultes et les enfants.Et il y a « Terre Happy: on pourrait dire « art thérapie », mais ce n’est pas vraiment ça, mais c’est aider les gens par un acte symbolique, pour stopper leurs problèmes, avec des familles, des enfants.
Je ne me dis pas art thérapeute,mais je suis très intéressée par le décodage biologique: La maladie est souvent une réaction positive, comme une alerte, une manifestation d’un problème qu’on se cache: le corps dit « il faut que tu sortes ce problème, car ton cerveau n’arrive pas à gérer ».
L’acte symbolique aide à poser plein de choses: ici à Hong Kong, notamment les expatriés, vivent souvent des problèmes liés à l’enracinement. Ils peuvent être ici depuis très longtemps, et ils sentent qu’il y a un problème, mais sont incapables de l’identifier par le biais du langage. a partir de quelques mots qui reviennent toujours, dans leur discours, je leur propose de travailler la terre autour de ce problème: d’aller mettre leurs pieds dans la terre dans laquelle ils sont bien modelé dans tous les sens, malaxé… « on va s’enraciner » « viens t’enraciner »
j’ai enraciné tout une famille complète: prennent un bloc de terre (qui a des vertus assez extraordinaires quand on la touche) Avec les enfants aussi, il y en a qui sont allés chez des thérapeutes, ou art-thérapeutes, et qui n’ont pas réglé leurs problèmes: pour beaucoup, ils repartent, ils ont la patate, le sourire jusque là;
certaines personnes n’arrivent pas à exprimer leur colère, certains la poussent, la mettent en boite,
un petit garçon avait un problème avec son grand-père car le père n’arrivait pas à parler de son père; en construisant le portrait en terre, en le protégeant, en mettant les limites autour, il a géré sa peur. Il m‘a même demandé : « si ça casse, est-ce que mes peurs vont revenir en moi? »

PARCOURS:

J’ai fait des études de commerce, entre 94 et 97, j’étais déjà à Hong Kong, dans la communication chez Cartier, puis rentrée en France, j’ai bossé pour des boites de luxe, de cosmétologie; j’étais à Paris et mon mec était dans le Sud, j’étais beaucoup dans le train; j’en avais marre. Parallèlement j’ai découvert la sculpture.
Depuis 5 générations, il y a des artistes dans ma famille, mais moi je n’avais jamais fait d’activité artistique, jamais jamais … il y a des architectes, beaucoup, ma soeur a fait une école d’art; et la sculpture est devenue ma passion. Je me disais « si j’arrive à être bonne, j’aimerais bien ne faire que ça ».
Et la vie a fait que j’ai du arrêter de bosser; mon mari a du bosser à Hong Kong. On est partis et j’ai emmené ma terre avec moi. J’avais un peu peur, je ne savais même pas si j’arriverais à trouver de la terre.
Ca a marché, j’ai rencontré vite une galerie où j’ai exposé.
On m’a demandé si je donnais des cours, bah non, mais quand 50 personnes te demandent, tu ouvres un cours! et puis ça se passait bien, et j’ai démarré Terre Happy car j’ai vu que les gens se lâchaient, étaient dans un lâcher-prise, ils lâchaient leurs émotions, certains pouvaient pleurer. C’est vraiment une activité qui te coupe de ta vie, et j’ai proposé de lâcher tout ça dans la terre. Je ne le fais pas régulièrement, ça demande beaucoup d’énergie

SUCCES & SATISFACTION
Je m’éclate, enfin, je pense que je n’ai plus de frustration! même s’il y a des difficultés, même si je n’ai pas de salaire fixe comme avant. Je ne peux pas dire que je gagne ma vie et que je suis autonome, mais j’ai une activité que j’aime, je suis heureuse de me lever tous les matins. Malgré tout je gagne trois sous, je ne pourrais pas faire vivre ma famille, mais j’ai beaucoup d’ espoir de pouvoir un jour!! ça voudra dire que ce que je présente a assez d’intérêt pour bien vendre.
Le challenge de cette année, je devais faire une sculpture sur place, la veille de l’évènement, en fil métallique, ça me change de la terre,ou du plâtre;
J’ai aussi une autre nouvelle activité qui me plait bien: le chocolat Valronat, m’a commandé un trophée pour leur compétition du meilleur pâtissier !
Et j’ai réalisé le portrait en bronze d’un scientifique, commandé par le consulat de France, et c’était quand-même super, j’aimerais en faire plus, bien qu’il y ait des contraintes, en termes de coûts, de styles, mais ça me fait marrer.
TES DIFFICULTES:
On manque beaucoup d’arts à Hong Kong et je n’ai rien à me mettre sous la dent! Heureusement j’ai beaucoup de livres, je regarde sur internet ce qui se passe, mais rien au niveau art contemporain ou classique ici;
J’aimerais bien parler un peu plus chinois, être plus proche de la communauté chinoise qui est quand même la plus intéressante ici. Mais quand-même ma galerie est chinoise, donc déjà je suis un peu avec les chinois; même si j’aimerais l’être un peu plus qu’avec la communauté d’expat’. J’apprends plein de trucs; on a des surprises, pas des mauvaises, mais ça me fait marrer, car je pense que la vie n’est pas lisse.
En parallèle de la Business Of Design Week, j’ai participé à un événement « Detours » à Central, il y avait des artistes sur trois étages. C’était très gai, très coloré; le thème était « Anti Crisis ». J’ai amené mes sculptures, une qui s’appelle « free », d’autres suspendues, je travaillais ur les énergies: celles qui viennent dans le corps, en nous, et celles qui sortent, une autre « plénitude », J’ai adoré cet évènement, qui était décalé par rapport à Hong Kong, il y avait plein d’étudiants: c’était très chouette, et on ne s’en rend pas trop compte dans la communauté expat’.
Les chinois ont ce coté enfantin, il n’y a rien qui déborde avec eux. Dans leur culture, ils ont une enfance ou on les abreuvé d’informations, ils travaillent , jusqu’à 11H du soir, ils sont sur-actifs; ils quittent les parents, sont universitaires et se lâchent. J’avais fait un sol rempli de paillettes: et ils ont regardé des heures!!!

EST-CE COMPATIBLE AVEC TA VIE DE FAMILLLE
C’est une activité de rêve : je travaille quand je veux, si j’ai envie de faire une activité avec mon fils, je peux. Je fais aussi souvent une séance dans sa classe, il est toujours très fier. Il profite aussi de mes cours pour enfants; je peux travailler la nuit si je veux;
Quand j’ai des expo, je ne le vois pas beaucoup mais après je me rattrape.

TES PROJETS DANS 5 ANS:
On ne sait jamais, si je dois rêver, j’aimerais avoir participé à « Marseille ville européenne de la culture » en 2013, ça ; m’arrêter à l’expo universelle de Shangaï, commencer à exposer dans une ville, avec une sculpture grandeur nature: au moins une, et si je peux en faire plusieurs ce serait bien! J’ai plein de rêves, pour 5 ans, continuer, n’importe où: en France ou à Hong Kong. Mes élèves bougent aussi, donc on pourrait se retrouver; ce sera forcément bien dans 5 ans!

TON MESSAGE OU UNE QUESTION AUX AUTRES FEMMES CREATIVES: J’aimerais qu’on soit très actives, pour donner des messages d’amour, de paix, de joies; car en Chine, notamment, je n’ai que des messages liés à la Révolution Culturelle, à l’enfance que les Chinois n’ont pas eue.
Un vrai message de paix, de respect des êtres qu’on est chacun: comme on est artistes on a la chance de faire ce qu’on aime;
On est capable de présenter l’importance de faire que l’on veut et non ce qu’on nous demande;
par le biais du site, si on pouvait promouvoir l’amour de l’autre, le respect de soi…
En tant que femme, j’ai une liberté: je dis souvent que mon mari c’est mon premier sponsor. Je porte le nom de mon mari, c’est important que je note que c’est grâce à lui que j’ai pu commencer, j’ai de la chance de pouvoir faire ce que j’aime; on est tout le temps en train de les critiquer, ils sont jamais assez ci ou trop ça, mais à nous de passer ce message !

Novembre 2OO9

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