Tanea Chapman, « Nous réécrivons l’histoire de ces petits objets, les boutons » « We rewrite the story for those little things, the buttons »

Tanea Chapman, « Nous réécrivons l’histoire de ces petits objets, les boutons » « We rewrite the story for those little things, the buttons »
17 mars 2016 Emilie

Nom: Tanea Chapman – Marque: Button – Activité: Necklaces with old buttons – Adresse: Wellington – New Zealand

Tanea Chapman, Wellington, 26 septembre 2009

FRANÇAIS

Peux-tu nous présenter ton activité?

Je vis à Wellington et fabrique des bijoux en boutons et des décorations à partir de couvertures.
Je fabrique avec 2 autres femmes des bijoux avec des boutons recyclés. Notre société s’appelle « Boutons », très littéral ! Nous achetons des boutons qui ont déjà servi, pas des nouveaux. Donc, si vous avez des boutons supplémentaires sous vos vêtements, vous pouvez les couper et en faire des colliers !
Nous réécrivons l’histoire de ces petits objets. Nous tentons de les garder intacts, ne pas les couper, coller, ou quoi… pour qu’ils perpétuent la grande tradition d’être de beaux objets. Et ils sont beaux, vous voyez, il y en a en coquillage, en nacre, en verre, en os, ou même en beau plastique, … ils sont fragiles… Ils sont vraiment jolis !

Comment est née « Buttons »?

Nos enfants étaient tous à la même école, et pour la fête de l’école, nous avons imaginé une nouvelle façon de gagner de l’argent, au milieu des stands de gâteaux… Et nous avons commencé toutes les trois les bijoux en boutons, ce qui nous a fait gagner quelques milliers de dollars ! on s’est dit « oh mon Dieu ! » On a trouvé cela incroyable ! alors on a décidé de commencer à le faire pour nous depuis 3 ans et demie. Et nous sommes distribuées à Wellington, en Nouvelle Zélande, en Australie, on a une dame à l’est du Texas, en Ecosse, (une petite boutique très rigolote)… et ils continuent à vendre nos colliers, donc nous continuons à les produire !

Quels sont tes succès et satisfactions?

Alors parfois on en est fatiguées, mais quand on s’y met, et qu’on trouve de nouvelles combinaisons de couleurs, c’est absolument magnifique !!
C’est toujours très excitant.
Mon job au départ est de coordonner les costumes dans l’industrie du film. J’ai travaillé avec Peter Jackson, sur KingKong et le Seigneur des Anneaux… ses studios sont juste en face de chez moi, donc je peux faire coucou, j’y vais à pied !!
J’ai essayé de chercher une autre carrière, de faire autre chose que l’industrie du film, mais il n’y a pas beaucoup d’autres emplois ici à Wellington. Et c’est assez dur de transférer ses compétences de création dans d’autres domaines, pour trouver son autonomie, … voilà… c’est un peu un piège…
Mais bon, du coup, « buttons », ça a été fantastique, car cela dure !

C’est assez different de tout ce qu’on peut voir en décoration… c’est important pour nous de faire quelque chose de différent…
On a cherché beaucoup sur les sites internet pour ne pas faire quelque chose qui existait déjà… après on peut se faire copier, mais c’est dommage pour tout le monde, surtout pour ceux qui copient. Car cela limite leur créativité aussi…C’est facile de faire cela toute la journée et de délaisser les enfants, donc j’essaie de ne pas trop empiéter sur la vie de famille.

Est-ce compatible avec la vie personnelle et familiale?

Mais en tout cas, c’est bien mieux que de travailler dans l’industrie du film, car pendant toutes ces années où je travaillais, je n’ai pas vu mes enfants. Je travaillais le week-end, je rentrais tard et partais tôt, et James, encore une fois a été fantastique. C’est beaucoup mieux comme ça. Ca veut dire que je peux être là le matin pour les enfants, les emmener  l’école, travailler toute la journée, et aller les chercher en fin d’après-midi. J’ai deux enfants: Pearl a 12 ans et Betty 7. Pearle est assez indépendante maintenant. Elle va au collège l’an prochain et elle prend le bus. Mais j’irai toujours à l’école avec Betty. Alors tu sais, c’est beaucoup mieux pour la famille de faire mon artisanat.

ENGLISH:

Success and satisfactions:

They still get great, when you place them and when your splicing , and when it goes well, and when you got the perfect one, it is still always exciting, and when you wrap around your neck and everything matches beautifully, it is still great ! (laugh)
I still get a lot of satisfaction ! and also the colours, especially the 20s buttons. They are just pink, and crazy yellow ones !
Another great thing is the finding of buttons, and the time I have to spend for it ! I love the fact that it gives me an op shopping (secondhands shopping !)
We’ve been in a few magazine. And that was great, to know that our jewelry is appreciated.
Obstacles, difficulties : 
We begann this activity because we liked it, and now, we have to fullfill this order and we don’t feel like it… to be creative on demand is very hard. I want each piece to be perfectly beautiful. That is a challenge because we all are really busy with homelife and part-time job, whatever we are doing, and we don’t have time to set up into a moment really creatively. And it’s hard finding buttons ! It’s becoming harder and harder. I don’t want to make necklances with buttons we don’t like, and that’s not the same thing. Many people make jewels with new buttons, which is great, but that is not the same for us. We don’t want to do that, so…difficult.

Keeping to be energized, creative, excited, with it. … that’s why I am about to think that it is time to start something new. Which is coming with the blanket things… it’s quite different from what we can see in design : it is important for us to do something different… it is important for us to do something different. We have been looking much in the other websites not to do something that already exists. Then, people may copy us, but it is too bad, especially for them. It limits their creativity.

Is it easy with the family life?

Kids keep calling them « the bloody buttons », because they are everywhere ! no, they’ve been great, but the house is allways covered with  buttons ! and my Partner, James is an English lecturer so he has a full time job, and he always supported me, which is great.
I try to turn the buttons not too invasive in the house: it is hard when you are at home. It is easy to do that all the day and to neglect the family: so I try not to encroach on family life.

But it is much better than work, because, for years when I worked for these big jobs, I didn’t see the kids. I often had to work on week-ends, and I had to leave early in the morning, and to come back home late and they were asleep. And James, once again, was fantastic. This is a lot nicer. It just means that I can be there for the kids in the morning, bring them at school, and I can work all day at home and pick them from school. I have 2 children. Pearl is 12, ans Betty is 7. Pearl is quite independant now. She’s going to highschool next year. And she takes the bus. But I’ll still walk to school with Betty. So you know, it’s nicer for the family to make this craft.

Comments (0)

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*