Name : Tritha Sinha

Label : Space

Activity : Singer

Adress : Calcutta – Kolkhata – India -trithasinha@gmail.com

Website: http://www.myspace.com/tritha

http://www.myspace.com/soundofspace

http://www.tritha.com

 » Tout un monde : créatrices de tous pays, unissez-vous ! »

QUI SUIS-JE ?

Je suis Thrita, de Calcutta. J’ai appris la musique vocale classique de l’Hindustan traditionnelle depuis que j’ai 5 ans. Je crois que la musique est ma vie, je le réalise de plus en plus chaque jour que je vis. J’ai commencé par des cours, à l’école, des concours, au collège, à me produire sur scène, et j’ai aimé cela, et j’ai pris confiance en moi, et j’ai réalisé que je pouvais le faire comme professionnelle, j’aime cela, ça me donne la force de la performance, quelque chose se passe quand j’y suis!

COMMENT JE SUIS DEVENUE CHANTEUSE ?

Ces huit dernières années, j’ai chanté pour différents projets : pour des films, dans des groupes, des spectacles d’Etat plus commercial, de très populaires shows de Bolliwood music, on a voyagé dans tous le pays. Dans des spectacles musicaux avec costumes traditionnels ! J’aime cela aussi, mais ce qu’il y a de plus profond en moi est la musique plus classique, plus spirituelle. J’avais besoin de l’exprimer, pour satisfaire mon âme, (qui n’est pas satisfaite, encore !) donc j’ai créé un groupe, SPACE. SPACE est quelque chose que j’ai réalisé en écoutant beaucoup de groupes, d’autres musique : il y a avait trop, trop de musique, trop d’instruments, trop de voix. Je voulais faire quelque chose juste avec l’atmosphère autour de moi : pour moi, c’était de créer de l’espace dans ma musique, je veux créer de l’espace pour les auditeurs qui rentrent d’une dure journée de travail, du bruit de la ville ; pour qu’ils sentent de l’espace dans leurs âmes… donc j’ai créé le groupe avec deux amis. Une amie que je connais depuis 13 ans, qui n’est pas professionnelle, mais une incroyable personne, elle écrit, c’est une de ces femmes fortes en Inde : elle écrit beaucoup sur les femmes et leur condition dans la société indienne aujourd’hui. Quand je parle avec elle, je trouve que c’est important ; que l’on doit parler de cela sur scène, car si l’on a un espace où l’on nous écoute, nous allons leur parler des problèmes de femmes que les femmes vivent, mais à travers la musique, on a ce don de toucher le cœur des gens, et de leur parler plus entièrement. Car la musique crée un état d’attention, comme un médium pour faire passer nos idées, notre message. Montrer que nous sommes parmi ces femmes qui s’assument, qui tentent de faire des choses par elles-mêmes, d’être indépendantes. C’est une responsabilité sociale pour moi, de porter la voix des femmes, nous n’avons pas d’autre choix que de vivre par nous-mêmes. Le monde connaît tellement de turbulences, personne ne comprend vraiment ce qui se passe. Tritha, chanteuse indienne, New Delhi, 4 mars 2010 « C’est difficile en tant que femme de tenter de convaincre les gens de me donner l’espace, la liberté d’exprimer ce que je ressens. » « Tout un monde : créatrices de tous pays, unissez-vous ! » http://toutunmondecrea.canalblog.com/ par Emilie Seugé-Révérand Donc, cet espace nous permet aussi de rencontrer de nouveaux musiciens, des chanteurs. J’adore parler, chanter avec eux et comprendre de mieux en mieux, qui je suis, comment je souhaite m’exprimer… En chantant ensemble, c’est comme une conversation avec des mots, encore plus, d’ailleurs, car on communique à travers la musique. Je rencontre et travaille avec des musiciens français, indiens, … Je suis très attirée par les musiciens qui travaillent les sons pour créer des harmonies, c’est ma dernière curiosité : comment s’inspirer des sons de la vie pour interpréter une musique…

MES SUCCES ET SATISFACTIONS DANS LA MUSIQUE

Je suis ma propre boss. L’audience est très importante. Quand je chante seule, c’est du travail. Mais quand il y a une audience, cela devient une responsabilité pour moi, de faire que ce moment soit bon, qu’il devienne important, qu’il apporte au public ce qu’il attend à ce moment, qu’il trouve une grande satisfaction pour son âme… J’ai rencontré d’autres artistes qui sont dans une autre philosophie, qui disent que peu leur importe comment ce qu’ils expriment est perçu, qui expriment ce qu’ils ont à échanger, et c’est tout… Moi, je cherche à diffuser des énergies positives, qui satisfassent les gens qui m’écoutent et qui aident dans la recherche de paix dans leur âme, je trouve qu’il y a assez de sujets qui nous perturbent dans la vie pour ne pas chercher à heurter, mais au contraire, aider les gens à se trouver dans la musique, à se réconcilier avec leur âme… C’est un mot un peu fou, car en Inde, Success, est associé à la notoriété, pouvoir, argent, et quand j’ai grandi, j’ai cru en cela, mais aujourd’hui, le succès, c’est quand j’aurai acquis un certain savoir, et que je serai capable d’utiliser ce savoir, pour quelque chose qui satisfait mon âme.

MES DIFFICULTES

C’est difficile en tant que femme de tenter de convaincre les gens de me donner l’espace, la liberté d’exprimer ce que je ressens. C’est assez facile de vendre quelque chose qui existe déjà, quand je chante du bolliwood, par exemple, je ne me fais même pas de souci sur les résultats, les gens sont très heureux qu’une jolie fille sur scène chante, les divertisse… Nous avons des chansons qui parlent de l’oppression sociale que les femmes vivent ici, avec leur famille qui ne les autorisent pas, qui ne les écoutent pas dans leur désir… qui sont élevées avec l’idée unique qu’elles vont se marier, avoir des enfant et c’est tout, je trouve que ce n’est pas juste. Dans le même temps, je rencontre des femmes d’autres parties du monde qui ont le choix, aujourd’hui. Avant, je pensais qu’on n’avait pas le choix, ici. Mais maintenant, je comprends comment elles, elles ont grandi, et ensuite, je l’interprète, je l’intègre dans ma musique, et je le redonne comme un show, pour que les femmes entendent ma musique, se sentent bien, comprennent, captent le sens dans les interlignes, et se sentent prêtes à combattre : donc il y a deux objectifs à notre projet : un est de croiser la sensibilité musicale, « Tout un monde : créatrices de tous pays, unissez-vous ! » http://toutunmondecrea.canalblog.com/ par Emilie Seugé-Révérand l’autre est de connecter la musique à la vie quotidienne par des objets, comme le bol de prière… La chanson que je vais te chanter est à propos d’apprécier le moment présent, une chanson … donc, c’était un moment… la musique a cela… le pouvoir de juste… stopper… la vie pour un moment, vous la faites, et ensuite, la vie reprend… je suis dans cette perspective ! J’ai été très impressionnée par ce bol de prière, que j’ai découvert quand je suis allée dans le Sikkim, initialement utilisé pour la méditation. .. ces objets créent des sons dans ma tête, et j’utilise aussi le… usé pour le chant classique, pour déterminer sur quelle note on va chanter… tous ces objets donnent différentes atmosphères, et donc différentes expériences. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais c’est juste quelque chose qui est moi. J’essaie de faire des musiques qui me donnent l’équilibre. Je vais affronter pas mal de critiques, notamment des musiciens classiques, car je mixe des techniques classiques et contemporaines, pour créer, innover vraiment… mais c’est ce qui me ressemble le plus, c’est ce que j’ai à exprimer, donc… j’y vais !

COMMENT JE ME VOIS DANS 5 ANS ? ET MES PROJETS ?

Je ferai beaucoup de scène, ou deux scénaris : ‐ je serai retirée dans un endroit, pour pratiquer la méditation, avec les tablas, pendant 18 heures à la suite, vous vous trouver vous-même. Ca pourrait être ça, car je sens que parfois, j’ai besoin de me rapprocher de moi. ‐ Et en parallèle, il y a l’autre partie de moi, qui a envie de participer à ma société, qui a des messages à adresser à son public, il y a trop de problèmes dans notre société dont il faut parler, notamment concernant la situation des femmes… Pour cela, je dois me produire sur scène, partout autant que possible… Donc je ne sais pas exactement, mais toujours, beaucoup de musique ! MESSAGE aux autres femmes de ce projet : Je sens juste une connexion avec elles, juste le fait qu’elle cherchent ce qu’elles ont en elles, à exprimer à la société, avec sensibilité et engagement.

 

 

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